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27 Mar

Spring breakers ✘

Publié par Romain Duchez  - Catégories :  #Critiques Archives

Film d'ado trash de Harmony Korine (USA)
 Le générique de fin arrive. Sur l'entraînant titre Lights* d'Ellie Goulding. Impossible de me faire une opinion. Ai-je détesté ? ou adoré ? Ai-je vu un chef d'œuvre ? Ou un énième navet ? Je ne sais pas si vous avez déjà éprouvé cette sensation, c'est très étrange. Je prête alors l'oreille en direction des autres spectateurs pour savoir ce qu'ils en disent. Seule une quinquagénaire se fait entendre, elle hurle au scandale, outrée par l'overdose de sexe et de violence. Trois jours plus tard, me voilà en train d'écrire ces quelques lignes... J'ai bien réfléchi : je n'aime pas Spring Breakers. Et j'y vois volontiers un dérivé low-cost et sexiste de Drive (dont je ne suis pas fan non plus...). D'abord, le propos est un peu limité. Le film met en avant le paradoxe de la jeunesse américaine, à la fois puritaine et excessive, sans chercher davantage à comprendre pourquoi des gamins de 20 ans se ruent chaque année dans une station balnéaire pour consommer alcool, sexe et drogue à outrance. Le réalisateur se contente de nous montrer cette décadence, avec une caméra qui s'attarde un peu trop sur les pectoraux et postérieurs de ces demoiselles. Voyeur et machiste. On vire par moment à la mauvaise parodie d'un clip de rap. Certains saluent la mise en scène, entre décadrages et image explosée. Certes. Il y a un style. Mais un style insupportable. Le montage frénétique est vite lassant. Et les dialogues, bordel ? Il n'y a que des bribes de phrases prononcées ça et là, tantôt murmurées, tantôt hurlées. En fait, ce que j'ai ressenti à l'issue du film (et je m'en rends vraiment compte aujourd'hui) c'est un soulagement de voir enfin le mot "end". Spring breakers est une épreuve. Pour les héros autant que pour le spectateur. (* : à écouter dans la rubrique "Les chansons d'amour")

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