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12 Nov

J'enrage de son absence

Publié par Romain Duchez  - Catégories :  #Critiques Archives

Le comble pour un film inspiré d'une histoire vraie, c'est de sonner faux. Voilà tout le problème de ce long-métrage de Sandrine Bonnaire. Avec ce père (William Hurt) déboussolé par la mort de son enfant, il y a de quoi s'émouvoir. On sent bien que l'actrice-réalisatrice a mis du cœur et de l'émotion à l'ouvrage. Malheureusement, rien n'y fait. Je n'arrive pas à croire à ces personnages et à leurs réactions. Un enfant de moins de 10 ans, équilibré et aimé, qui se lie d'amitié en un rien de temps avec un inconnu effrayant habillé en noir... j'ai un peu de mal à l'admettre. Autre exemple : imaginez le même homme, un brin psychopathe, qui s'enferme dans votre cave ; que faites-vous ? Vous appelez les flics et le SAMU ou vous partez tranquillement travailler ? Parce que la mère (Alexandra Lamy), elle, choisit d'aller bosser... Et puis comment imaginer que l'homme (encore lui décidément) erre durant des semaines dans une résidence HLM sans qu'aucun voisin ne le signale ? C'est mal connaître l'ambiance des habitations collectives... L'autre défaut de ce film, c'est son manque de rythme. Que c'est looooooooong (et j'aurai dû ajouter bien d'autres "o" pour être plus proche de mon ressenti). L'intrigue fait du sur place. Par moment, on rêverait de saisir une télécommande et d'appuyer sur "avance rapide". Et soudain, lorsque l'intrigue s'accélère... écran noir. Le fim est terminé. Comme si Sandrine Bonnaire n'avait pas su choisir entre le drame personnel réaliste et le thriller psychologique. Un mot enfin sur le casting. Beaucoup disent que William Hurt est formidable dans le rôle (il a d'ailleurs reçu un prix d'interprétation au festival de Saint-Jean-de-Luz)... Moi je suis heurté par William et son mono-jeu. Vas-y que je prends un air taciturne, tout en abusant de ma voix grave histoire de donner un peu de contenance. Vous l'aurez compris, je n'ai pas DU TOUT aimé ce film!

EN BREF : j'enrage de son absence de réalisme


 


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