B.Fisher et autres histoires

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Il en va d'un blog comme d'un film, finalement. Tout nait d'une idée, d'abord irréaliste, puis réalisable, enfin réalisée. Savoir la transformer en scénario qui tienne la route; ça c'est pour le fond. Trouver une identité, une couleur, une ambiance, un style; ça c'est pour la forme. Savoir alors s'exposer à la critique et aux commentaires. Le blogging serait une sorte de cinéma "participatif" (toute ressemblance à une pratique politique démago n'est que pure fiction...). Vos réactions régulières, vos avis sur les films, vos accords et vos désaccords seront mes Oscars et mes Cesars (au mieux, mes Razzies ou mes Gérards). Exprimez-vous, indignez-vous, réjouissez-vous... mais réagissez !! Car les meilleurs blogs, tout comme les meilleurs films, sont ceux qui ne laissent pas indifférents...

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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 22:59

Leonardo Di Caprio le veut vraiment son Oscar. En interprétant John Edgar Hoover, ancien patron du FBI, il cumule deux atouts pour espérer décrocher une statuette dorée : d'abord, il est transformé par le maquillage ; et puis il incarne un homosexuel (s'il avait pu être alcoolique et handicapé en plus, il aurait fait carton plein !). Clairement, ce biopic réalisé par Clint Eastwood repose sur la performance d'acteur du roi Leo. La première scène est étrange... on a l'impression de ne voir que le maquillage (un peu comme chez Madame de Fontenay) mais, peu à peu, le personnage devient crédible et subtile (pas comme chez Madame de Fontenay...). Tout le talent de Di Caprio est de nous faire oublier les artifices de la mise en scène et les allers-retours incessants du récit. Il faut dire que le personnage est passionnant. A lui seul, John Edgar Hoover incarne tout le paradoxe de la société américaine, à la fois conservateur et avant-gardiste. Un homme "entre tradition et modernité" diraient certains chargés de com'. Reste à savoir la part de romance dans tout cela, car le film laisse clairement entendre que Hoover aurait enjolivé ses propres mémoires. L'intérêt du film réside dans le numéro d'acteur, plus que dans le numéro de réalisateur. Clint Eastwood continue de ronronner. Il filme bien, mais ne parvient pas à retrouver le brio de ses plus grands longs-métrages. Etre bon, quand on a été génial, c'est forcément être moins bien.

EN BREF : un excellent numéro d'acteur


Par Romain Duchez - Publié dans : Critiques
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