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14 Mar

Fighter

Publié par Romain Duchez  - Catégories :  #Critiques Archives

J'ai testé pour vous : manger des macarons en regardant Fighter. Quelques grammes de finesse dans un ring de brutes. Autant vous dire que, au moment où le film démarre, mon esprit est plus occupé à choisir entre pistache et framboise, qu'à regarder un boxeur distribuer des pêches et des marrons. Et puis d'un seul coup, David O'Russell distribue ses upercuts cinématographiques. Scène après scène, round après round, on se laisse emporter par l'histoire. On prend même en pitié le héros, Micky Ward, un poids léger qui supporte un lourd fardeau : sa famille. Sa mère est trop présente, son frère trop camé, ses soeurs trop choucroutées (dignes d'un relooking à C'est mon choix!). On a envie d'une chose, qu'il envoie tout ce beau monde dans les cordes, pour pouvoir boxer de ses propres ailes. Mais la famille reste la famille ; on ne la choisit pas, on la subit parfois, on la chérit toujours. Belle réflexion sur les liens du sang. Dans Fighter, il est aussi question de réussite. Les personnages vivent à Lowell, une banlieue américaine que l'on pourrait rebaptiser looseville ; ici, rater sa vie c'est un sport national, autant que la boxe. Dès qu'un personnage essaie de se débrouiller seul, il tombe lamentablement KO. En revanche, il suffit que tout le monde se rassemble, et voilà Micky Ward qui décroche un titre. Pas besoin de développer, vous avez compris l'idée un brin communiste. Finalement, dans Fighter, peu importe que vous appréciez ou non la boxe, elle n'est qu'un décor, un ring même, au centre duquel on parle famille et réussite.

EN BREF : un film percutant et captivant


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