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28 Feb

127 heures

Publié par Romain Duchez  - Catégories :  #Critiques Archives

Tu préfères... être prisonnier dans un cercueil pendant 1h30 comme dans Buried ? Ou être bloqué par un rocher au fond d'un canyon, pendant 5 jours, à boire ta propre urine ? Le principe du huis-clos inspire décidément les réalisateurs en ce moment. Dans 127 heures, Danny Boyle raconte l'histoire vraie d'un sportif extrême coincé au fond d'une crevasse, la main écrasée par un rocher. De quoi lui faire une belle jambe, et un beau bras... Je couperai court, quant à la fin ; l'intérêt du film repose sur cette lutte pour la vie menée par le héros. Il en rit, il en pleure, il en rage, il en souffre mais il survit, coût que coût. On pense alors à Into the wild ; les deux personnages ont un point commun : l'égoïsme. Eh oui, partir à l'aventure en solitaire c'est plus fun que de boire un thé avec mamie, mais c'est aussi beaucoup plus individualiste. On finit par s'en mordre les doigts... Danny Boyle nous résume ces 127 heures en 1h34 (quand Jacques Rivette, lui, préfère faire des films de 127 heures pour raconter 1h34 de vie !), avec un dynamisme enthousiasmant. Montage frénétique, succession de très gros plans et panoramiques sur le désert nous font oublier que l'histoire se déroule sur un mètre carré de surface. Les couleurs sont contrastées, la photo éclatante. C'est beau, même quand c'est gore, c'est dire... Et puis, tel un virtuose du 7ème art, le réalisateur habille son film d'une bande-son pop/bobo/rock très efficace. Merci à Dido et à la musique islandaise, au passage. Danny Boyle a trouvé le moyen de transformer l'horreur spéléologique en bonheur cinématographique.

EN BREF : un film can(y)on


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