Mardi 8 décembre 2009
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Je n'arrive pas à comprendre les Américains.
Paranormal Activity a généré plus de 100 millions de dollars de recettes aux USA. Et autant de frissons chez les spectateurs. Moi, ce
qui me fait le plus peur dans l'histoire, c'est le vide scénaristique. Une godiche américaine de base. Son copain, look footballeur mais ventru tel le jeune buveur de Budweiser. Une caméra. Ils
décident de se filmer pour observer les phénomènes paranormaux qui se produisent chez eux (Là déjà, on sent l'intelligence rare. A leur place, j'aurais appelé Jean-Claude Bourret depuis longtemps
pour exorciser ma baraque...). L'histoire tourne en boucle. Une scène de nuit avec un vague élément paranormal. Suivie d'une scène de jour où Micah (Mister Beer) regarde ses enregistrements tandis
que Cathy (la godiche) s'écrie : "Non, c'est horrible! Je ne veux plus vivre ça! J'en ai assez". Suivie d'une scène de nuit, puis d'une scène de jour, etc. Le fantôme met du temps à montrer le bout
de son drap. La première véritable frayeur arrive après 1h10 de film (pour une durée totale de 1h26...). Avis à tous les réalisateurs horribles et/ou d'horreur : réfléchissez avant d'utiliser
l'idée du camescope embarqué pour la mise en scène. Le principe est éculé (
Blair Witch Project imblairable ;
REC irRECupérable) et il ne dispense pas d'avoir du
talent. Je finirai par le jeu d'acteur, à mi-chemin entre Buffy contre les vampires et Plus belle la vie. Même pas envie de citer le nom des comédiens ; de toute façon, on va les oublier. Non
vraiment, ce qu'il y a de paranormal dans
Paranormal Activity, c'est le succès du film !
EN BREF : A fuir (sauf pour les nostalgiques de Roswell)
Par Romain Duchez
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Samedi 28 novembre 2009
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13:41
Dès les premières minutes, me voilà captivé par cette intrigue politico-criminelle. Bien sûr, je comprends que je ne peux pas tout comprendre ; les pièces du puzzle se mettent en place. D'un côté,
André Dussolier, génial de gravité, fomente un traffic d'armes avec le Congo. De l'autre, Rachida Brakni, géniale de témérité, débarque dans la police comme une fliquette dans un jeu de quilles.
Ces histoires vont se rejoindre, forcément, puisque c'est un polar. Dans l'ambiance, on se croirait revenu au temps des affaires mitterrandiennes (petit clin d'oeil au passage, l'une des scènes se
déroule devant la bibliothèque... François Mitterrand !). Je me réjouis de l'audace du scénario... pendant une heure ! Parce qu'une fois passées ces 60 minutes d'euphorie criminelle, le film
s'embourbe dans la guimauve policière. Le réalisateur se sent obligé de mettre de la morale. Comme si dans les affaires d'état, c'était la morale qui l'emportait... la bonne blague. Quant aux
scénaristes, on sent qu'ils ont vite terminé leur script pour pouvoir partir en RTT. La fin est simple : il s'agit de tuer un maximum de personnages. Le polar intello devient boucherie à gogo.
Bonjour madame, qu'est-ce que je vous sers ? Un sauté de gangster, de la chair à call-girl ou du policier haché ? C'est si facile d'écrire une histoire complexe, c'est tellement plus dur de la
conclure...
EN BREF : un polar raté
Par Romain Duchez
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Dimanche 22 novembre 2009
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Fichtre. Il y a belle lurette que l'on connaît le cinéma de Jean-Pierre Jeunet. C'est devenu une recette de grand-mère. Une madeleine de Proust qui fleure bon le passé mais que l'on déguste à
chaque fois avec plaisir. Ces micmacs à tire-larigot nous rappellent
Amélie Poulain, à travers la galerie de personnages, héros à têtes de linotte ou malotrus que l'on veut corriger
fissa. La photo au grain jauni et le ton bigrement caustique sont autant d'échos à
Delicatessen. De la même manière que les chiens ne font pas des chats, et que un et un font deux,
Jeunet fait du Jeunet. L'histoire ne casse pas des briques, mais elle a le mérite de faire travailler le ciboulot. Bazil (Dany Boon) cherche à faire tourner en bourrique deux marchands d'armes.
Bien vu l'aveugle, cela permet de développer une critique acide (manichéenne ?!?) sur le commerce des armes à feu. Jeunet imagine des situations burlesques, comme ce match de foot France-Brésil
pour lequel on a caché une mine anti-personnelle sur le terrain. Thierry Henry va-t-il perdre une jambe ? une main ? Minute papillon, je ne vais pas vous laisser sans parler du casting. Du Jeunet
pur jus. Les comédiens font ce qu'ils savent faire, pas plus : Dany Boon le naïf, Yolande Moreau la franchouillarde, Dominique Pinon l'éternel second. Si Jeunet te dérange, tête d'orange... tu te
l'épluches et tu te la manges !
EN BREF : un bon Jeunet, mais sans surprise
Par Romain Duchez
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Dimanche 15 novembre 2009
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Mesdames et Messieurs, approchez ! Vous allez voir, non pas un film, mais un conte fantastique. Très Tim Burton dans l'esprit. Venez, venez. Entrez dans l'imaginaire de ce fameux Dr Parnassus. Vous
découvrirez une rivière qui se transforme en cobra, une échelle qui monte jusqu'aux nuages, un homme qui vole au milieu de méduses géantes. Non, Terry Gilliam n'a pas fumé son scénario (enfin je
crois). Il l'a rêvé, puis porté à l'écran. C'est au départ une histoire démoniaque très classique. Un humain (le Dr Parnassus) pactise avec le diable pour devenir immortel, mais il y aura une
contrepartie. Terrible. Tremblez, Mesdames et Messieurs. Tremblez ! Ce film va vous faire réfléchir, sur des questions essentielles. A quoi sert l'art ? A faire rêver les gens ? Ou bien à leur
mentir ? Peut-on vivre éternellement en dehors des réalités ? Eh oui, le diable face à Parnassus, c'est le combat entre le rêve et la réalité, entre le concret et l'imaginaire. Venez choisir
votre camp. Le tout grâce à un casting 4étoiles, Mesdames et Messieurs. Jude Law, Colin Farell et Johnny Deep seront là. Ainsi que Heath Ledger, LA star incontestée du film. C'est d'ailleurs la
dernière fois que vous le verrez au cinéma, dans une oeuvre inédite. Comble de malheur, il joue le rôle d'un pendu, sur le point de mourir. Comme quoi le rêve ne s'oppose pas toujours à la réalité.
Il la rejoint, parfois, dramatiquement.
EN BREF : un conte sombre et intelligent
Par Romain Duchez
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Jeudi 12 novembre 2009
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17:19
Quoi ??! Je vais sur le site Internet de Première. Et là, je lis cette info. Un scoop. "Daniel Craig abandonne James Bond". J'ai beau avoir l'habitude, je me suis laissé avoir par le titre
accrocheur (comme avec France Dimanche !). J'étais prêt à poster un statut sur Facebook, à appeler mon meilleur pote fan de cinéma. Mais quelques lignes plus bas, l'information se précise : Daniel
Craig a juste refusé de prêter son apparence et sa voix à un jeu vidéo James Bond. Ouf. L'honneur bondien est sauf. Daniel Craig est sans doute le 002ème (après Sean Connery), voir le 001er, de
tous les 007 de l'histoire. Isn't it ? (petite info au passage... il se pourrait que Jennifer Aniston soit James Bond's girl dans le futur opus)
Par Romain Duchez
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