B.Fisher et autres histoires

Synopsis

Il en va d'un blog comme d'un film, finalement. Tout nait d'une idée, d'abord irréaliste, puis réalisable, enfin réalisée. Savoir la transformer en scénario qui tienne la route; ça c'est pour le fond. Trouver une identité, une couleur, une ambiance, un style; ça c'est pour la forme. Savoir alors s'exposer à la critique et aux commentaires. Le blogging serait une sorte de cinéma "participatif" (toute ressemblance à une pratique politique démago n'est que pure fiction...). Vos réactions régulières, vos avis sur les films, vos accords et vos désaccords seront mes Oscars et mes Cesars (au mieux, mes Razzies ou mes Gérards). Exprimez-vous, indignez-vous, réjouissez-vous... mais réagissez !! Car les meilleurs blogs, tout comme les meilleurs films, sont ceux qui ne laissent pas indifférents...

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Dimanche 26 février 2012 7 26 /02 /Fév /2012 22:52

Autant vous prévenir d'emblée, ne me demandez pas de vous raconter ce film, j'en serais bien incapable. Les galeries de cette taupe sont tellement obscures et biscornues qu'il est difficile de tout comprendre. Tout juste suis-je capable de vous résumer l'intrigue générale : durant la Guerre froide, des agents secrets britanniques tentent d'identifier un traître qui travaille pour les Russes. Le reste est beaucoup plus confus dans ma mémoire... Vous dire qui est qui, dans cette histoire, me semble infaisable ; autant vous adresser à Marie-Ange Nardi (ceux qui n'ont pas compris la vanne peuvent se signaler dans les commentaires). Si Tomas Alfredson voulait perdre son spectateur, l'objectif est atteint. Guerre est paix à côté, c'est Petit ours brun. Les personnages sont nombreux et se ressemblent tous, avec leurs costumes cravates sombres et leurs airs taciturnes. Il m'a fallu vingt minutes pour réaliser que Colin Firth jouait dans le film, c'est dire... Certaines scènes paraissent incohérentes, mais le temps de se rendre compte qu'il s'agit d'un flashback, dix minutes se sont écoulées. Tempête dans un crâne assurée! Bien sûr, on ne peut que saluer la photographie et le travail de reconstitution historique ; on ne peut qu'applaudir la performance de Gary Oldman (nommé pour l'Oscar du Meilleur acteur pour ce rôle) ; mais il est impossible de profiter du film tant on passe de temps à essayer de raccrocher les wagons. J'ai vécu cette séance comme une expérience intellectuelle douloureuse. Tiens, et si j'allais mater un épisode de Julie Lescaut ? Là au moins, je suis certain de tout comprendre...

EN BREF : un casse-tête anglo-russe


 
Par Romain Duchez - Publié dans : Critiques
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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 18:11

 

Les ch'tis sont-ils intouchables ? Au bout de 13 semaines d'exploitation, le phénomène Intouchables totalise 18,7 millions d'entrées. Les producteurs comptent sans doute sur les vacances d'hiver pour égaler ou dépasser les 20 millions de Bienvenue chez les ch'tis. Pendant ce temps-là, les suites continuent d'être "bankables" : 2 millions de spectateurs pour Alvin et les chipmunks 3 et 2,4 millions pour Mission:Impossible 4 (Aïe! Tom Cruise va être tenté d'en faire un cinquième...). Respect pour les deux tauliers Clint Eastwood (1,2 million pour J.Edgar) et Martin Scorcese (1,2 million pour Hugo Cabret). Que l'on aime ou pas, ils sont toujours bien placés au box-office. En revanche, Take Shelter a davantage séduit la presse intello que les spectateurs, avec 134.000 billets vendus. Audrey Tautou, elle, semble moins rassembleuse, malgré toute La délicatesse qui la caractérise, avec 723.000 entrées pour cette comédie où elle partage l'affiche avec François Damiens. Le bide du mois revient à Vanessa Paradis qui n'a servi que 47.000 personnes dans son Café de Flore. Moralité : un excellent réalisateur + une star adulée + une histoire triste = pas forcément un succès.

jedgar.jpg

(*chiffres CBO-Box-office via Allo ciné)

Par Romain Duchez - Publié dans : Box Office
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Dimanche 12 février 2012 7 12 /02 /Fév /2012 10:43

La première qualité de ce film, c'est de nous réchauffer ! Deux heures sous le soleil et les palmiers hawaïens, ça ne se refuse pas en cette période sibérienne. L'archipel du Pacifique est un décor idéal pour cette histoire. Il nous rappelle que, sous les tropiques aussi, les gens peuvent être en proie à des questionnements existenciels ! (la série Sous le soleil nous l'avait déjà prouvé, remarquez, avec ces Smicards logeant dans des villas...). Dans ce film de Alexander Payne (à qui l'on doit l'enivrant Sideways), Georges Clooney fait face à sa VDM (vie-de-merde). Alors que sa femme devient un légume après un accident de hors-bord (ben oui, on est à Hawaï, je vous rappelle), il apprend qu'elle avait un amant (agent immobilier qui plus est, y'a de quoi être blasé !). Que faire, alors ? Rencontrer son rival ? Le frapper ? Chercher à comprendre ? Ruiner sa vie ? On ne peut s'empêcher de se mettre à la place de Georges Clooney (on ne se refuse rien, je sais) et de se demander ce que l'on ferait dans une telle situation. The Descendants développe une réflexion fine et sensible sur les rapports homme/femme et père/fille. Pas de cliché, juste de la nuance. Le mari trompé n'est pas forcément un modèle de vertu, tandis que l'homme trompeur n'est pas volontairement inconséquent. Tous les acteurs jouent juste, à commencer par Monsieur Nespresso très à l'aise dans la peau de ce Monsieur Tout-le-monde. Belle performance également de Shailene Woodley en ado rebelle, déçue par l'adultère de sa maman. A bien y regarder, le seul défaut que l'on peut reprocher au film, c'est sa longueur. Une demi-heure de moins n'aurait pas été de trop...

EN BREF : Georges Clooney cocu mais content !


 
Par Romain Duchez - Publié dans : Critiques
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Samedi 11 février 2012 6 11 /02 /Fév /2012 10:21

Je n'ai jamais lu les romans de Stieg Larsson (pour moi, Larsson c'est avant tout un joueur de tennis...). Pas vues non plus les adaptations cinéma de Niels Arden Oplev et Daniel Alfredson (j'ai la vague impression de manger des Krissprolls, là!). Bref, le seul Millenium que je connaissais avant de voir le film de Fincher, c'était la chanson de Robbie Williams... De ce Millenium version 2011, je retiendrai d'abord le générique de début. Musique technoïsante, montage effréné, visuels dégoulinants d'esthétisme : il y a quelque chose de génialement bondien là-dedans. Ce polar frigorifique est mené tambours (et platines) battants, servi par la maîtrise légendaire de David Fincher. Pas une seconde de répit. Rapidement, on est emporté par l'intrigue, bien qu'un peu alambiquée par moments. Les 2h38 filent plus vite que la dernière demie-heure de The Artist ! La photographie et les lumières sont très travaillées, accentuant le caractère glacial (et glaçant) de l'histoire ; on comprend tout de suite que l'on n'est pas aux Barbades... Après, je vous avouerai que je ne vois rien de révolutionnaire dans ce thriller. La double intrigue du début qui finit par se rejoindre, déjà vue dans Les rivières pourpres. Le méchant qui calque ses méfaits sur la Bible, déjà vu dans Mission Impossible 1. Ce Millenium de David Fincher est un bon film, à l'univers travaillé, mais je n'ai pas le sentiment d'avoir vu LE polar du millénaire.

EN BREF : un polar captivant et glacial


 
Par Romain Duchez - Publié dans : Critiques
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Mardi 17 janvier 2012 2 17 /01 /Jan /2012 22:59

Leonardo Di Caprio le veut vraiment son Oscar. En interprétant John Edgar Hoover, ancien patron du FBI, il cumule deux atouts pour espérer décrocher une statuette dorée : d'abord, il est transformé par le maquillage ; et puis il incarne un homosexuel (s'il avait pu être alcoolique et handicapé en plus, il aurait fait carton plein !). Clairement, ce biopic réalisé par Clint Eastwood repose sur la performance d'acteur du roi Leo. La première scène est étrange... on a l'impression de ne voir que le maquillage (un peu comme chez Madame de Fontenay) mais, peu à peu, le personnage devient crédible et subtile (pas comme chez Madame de Fontenay...). Tout le talent de Di Caprio est de nous faire oublier les artifices de la mise en scène et les allers-retours incessants du récit. Il faut dire que le personnage est passionnant. A lui seul, John Edgar Hoover incarne tout le paradoxe de la société américaine, à la fois conservateur et avant-gardiste. Un homme "entre tradition et modernité" diraient certains chargés de com'. Reste à savoir la part de romance dans tout cela, car le film laisse clairement entendre que Hoover aurait enjolivé ses propres mémoires. L'intérêt du film réside dans le numéro d'acteur, plus que dans le numéro de réalisateur. Clint Eastwood continue de ronronner. Il filme bien, mais ne parvient pas à retrouver le brio de ses plus grands longs-métrages. Etre bon, quand on a été génial, c'est forcément être moins bien.

EN BREF : un excellent numéro d'acteur


Par Romain Duchez - Publié dans : Critiques
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